Changer de vie, pas après pas

Vous aimeriez changer, mais vous n’y arrivez pas ? Il faut rechercher le pourquoi dans le fonctionnement de votre cerveau ou plutôt de vos cerveaux. Prendre conscience de son fonctionnement neurobiologique peut vous aider considérablement à modifier votre comportement

Selon une théorie développée par Paul Mac Lean en 1970, notre cerveau serait composé de trois univers cérébraux différents apparus successivement au cours de l’évolution de l’espèce humaine :

-Le cerveau reptilien dit aussi cerveau primitif (qui gère les fonctions vitales)
-Le cerveau central ou paléomammalien (Il est à l’origine de notre système limbique dévolu aux principaux comportements instinctifs et à la mémoire. Il permet les émotions et déclenche les réactions d’alarmes du stress.)
-Le cortex ou néomammalien (Il permet notamment le raisonnement logique et le langage, l’anticipation des actes).
(je précise que cette vision de l’organisation neuroanatomique n’est pas à prendre comme une affirmation scientifique mais un outil théorique)

Dans la partie de notre cerveau central/paléomammalien se loge l’amygdale. C’est elle qui va présenter un frein aux changements souhaités car elle intervient dans un objectif de survie.

Tout changement, même positif est générateur d’anxiété. C’est pour nous protéger face à ce danger et au stress que représente le changement, que l’amygdale va déclencher un signal d’alarme chaque fois que nous sortons de notre routine rassurante et générer une réaction de fuite ou de combat. Mal programmé, cet acte de survie immédiate peut être totalement contre-productif.

Des objectifs élevés ou visant des changements radicaux vont réveiller nos doutes, nos peurs manifestes ou cachées; le cerveau va répondre à ces peurs par un fort niveau de stress et ainsi déclencher le signal d’alarme de l’amygdale. Plus nous savons le défi important, plus la peur sera présente, plus nous aurons du mal à amorcer le changement quel qu’il soit.
Pour schématiser ce comportement : Changement important–> peur –> défense de l’amygdale –> accès au cortex diminué –> échec

Pour dépasser ces peurs et permettre le changement, il existe un moyen :

Feinter son amygdale en l’apprivoisant, en y allant petit à petit, petit pas par petit pas pour ne pas activer son système de défense ou de fuite.
Les petites actions vont ruser avec notre cerveau. En mettant en place un changement dérisoire, l’enjeu ne sera pas trop important, il ne nous fera donc pas peur et ne sera pas générateur de stress.
Pas de stress, donc pas de mécanisme de défense ou de fuite de la part de l’amygdale.
En schématisant cela donne :
Changement modeste –> peur évacuée –> pas de mécanisme de fuite ni de défense de l’amygdale –> cortex impliqué –> succès

En avançant avec de petits pas, en se fixant des objectifs modestes pour commencer, on peut modifier notre système nerveux et lever les blocages qui nous paralysent.
Le cortex va se mettre au travail et le cerveau programmera le changement désiré, établissant de nouveaux circuits nerveux, construisant de nouvelles habitudes…
En accomplissant des petits pas, même insignifiants en apparence, vous franchirez les obstacles qui paralysaient votre vie jusqu’à présent. Lentement, sans effort vous établirez un itinéraire permanent vers le changement.

C’est ce que j’ai mis en place avec mon challenge. Des objectifs comme ‘changer de vie’, ‘avoir un corps de rêve’, ‘devenir peintre’ étaient trop élevés, trop générateurs de peur, de stress et donc voués à l’échec si je les avais abordés tels quels.

Au lieu de cela, j’ai décidé d’appliquer la technique des petits pas. Mon objectif, n’est pas d’avoir un corps de rêve, mais de faire de l’exercice plusieurs fois par semaine; je ne me suis pas fixée l’objectif de vivre de ma peinture (même si c’est un souhait), mais juste de peindre chaque semaine… et pour ne pas me décourager, je me suis donné une date butoir pendant laquelle je vais fournir les efforts nécessaires à ces petits pas.

Je n’ai pas peur d’échouer parce que mes objectifs sont clairs et assez simples à réaliser. Et si je trouvais le parcours trop difficile, plutôt que d’abandonner, je réduirais encore mes pas (du sport une fois par semaine, au lieu de trois par exemple).
L’important étant que cela va créer de nouveaux réseaux neuronaux, de nouvelles habitudes et que le changement sera amorcé. Petit pas après petit pas, nous pouvons changer notre vie

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