Comment rester ancré dans le présent quand la vie devient trop difficile ?
La journée commence, comme d’habitude. Je me lève, fais couler le café, mais dans ma tête, c’est le brouhaha. Les pensées fusent en même temps que je prépare mon petit déjeuner. La liste des tâches apparaît, non sollicitée. Et puis, entre ces pensées, il y a une sensation de lourdeur, de fatigue. Un décalage. Je fais tout ce qu’il faut, mais je ne suis pas là.
J’ai souvent ressenti ce décalage entre mes actions et mon état intérieur. « Pourquoi est-ce que je navigue sur pilote automatique ? » me suis-je demandé. La vie ne se déroule pas toujours comme prévu. Parfois, elle nous accable de soucis, de responsabilités, de pertes. On se retrouve à vouloir performer, à être prêt pour le prochain obstacle. Pourtant, même dans cette tourmente, il y a un moyen simple de revenir. Revenir à l’instant présent.
Revenir ici, maintenant, ne signifie pas ignorer la difficulté. C’est au contraire un soutien pour avancer. Imaginez un moment où vous avez eu du mal, mais où vous avez simplement pris une grande inspiration. Vous avez observé, quiétude, chaleur, peut-être une légère brise. Ce ralentissement, c’est un petit ajustement quotidien, un exercice pour vivre l’instant présent.
Pour moi, l’ancrage se trouve souvent dans des gestes simples : sentir la texture d’un morceau de pain, écouter le bruit du café qui s’écoule. Ces petites choses, qui semblent anodines, peuvent être des moments d’ancrage. En prenant le temps de remarquer ces détails, je me rends compte que le moment présent est comme un refuge. Je peux alors mieux gérer les turbulences extérieures. C’est un point de départ pour continuer, sans se forcer.
Quand je m’observe, je claque des mains, pour me réveiller. Je peux aussi choisir d’observer doucement la lumière, sa couleur, comment elle change au fil de la journée. C’est une manière d’apaiser mon esprit qui accorde parfois trop d’importance à ce qui ne va pas. Et là, c’est comme si le monde se remettait un peu à flot, même si les problèmes persistent. Revenir à l’instant présent, c’est aussi honorer ce que l’on ressent : la tristesse, la fatigue ou l’inquiétude. Les accepter sans les juger.
Il est naturel de vouloir dévier son attention, de fuir la réalité. Mais cette fuite mène à accumuler davantage de stress. On avance, mais on n’est pas là. Au lieu de fuir, je choisis de vivre ces émotions. J’accueille la gêne de ce moment, je reconnais que c’est une part de moi, mais elle ne doit pas m’empêcher d’être ici. Une anecdote : j’ai souvent tendance à bricoler mes pensées comme je retouche une photo floue. Mais parfois, il vaut mieux laisser les imperfections intactes. Ça fait partie de la beauté de nos vies.
Dans les moments tendus, la clé se trouve dans ces petits exercices : une observation silencieuse de la pièce où je me trouve, la sensation du sol sous mes pieds, ou même le goût amer du café. Chacun de ces détails me rappelle que je suis ici et maintenant. Un ancrage. Il n’y a pas besoin d’attendre que tout soit parfait pour revenir à soi.
Il est essentiel de comprendre pourquoi l’instant présent est souvent mis de côté. Quand la vie nous bouscule, c’est normal de se sentir submergé. Mais ce retour à l’ici et maintenant, c’est comme levier. Il nous aide à rétablir notre équilibre, à gérer le tumulte intérieur. En pratiquant ce retour régulier à l’instant présent, je découvre que cela m’offre un espace de clarté, même si le reste de ma journée est tumultueux.
Rien de tout cela n’est compliqué. C’est une invitation simple : observer sans juger, sentir chaque moment, ralentir, ressentir. Cela devient un chemin, un processus graduel fait de petits ajustements. C’est cela, vivre l’instant présent dans une réalité pleine de petits chocs.
Pour moi, revenir aux sensations simples, c’est redécouvrir un peu de baume dans les temps difficiles. Ce rappel de soi, ce point d’ancrage, se renforce avec le temps. Nos vies sont remplies de petites douleurs, mais on peut choisir de trouver du réconfort dans l’ici et maintenant.
Alors, la prochaine fois que la vie vous semble pesante, faites une pause. Observez, sentez, respirez. Et rappelez-vous qu’en revenant ici, vous faites un pas, même petit, vers la fluidité. C’est cette continuité qui guide, qui nourrit, qui apaise.
Pour explorer plus cette idée de rester centré, vous pouvez découvrir les pratiques pour vivre l’instant présent au quotidien. Vous pourriez aussi trouver intérêt à voir comment vivre l’instant présent pour apaiser sa colère peut vous aider dans votre cheminement.




