Imaginez-vous un matin ordinaire, en train de vous préparer pour la journée, et soudain, une décision banale vous arrête net : changer de trajet pour le travail, ou tester une nouvelle façon d’organiser vos tâches. Ce n’est pas grand-chose, pourtant une voix intérieure murmure que vous n’êtes pas à la hauteur, que le moindre écart pourrait tout compliquer. Cette hésitation familière, elle naît souvent d’une peur discrète, celle de ne pas être assez solide pour affronter l’inconnu, pour risquer un pas de travers qui exposerait vos limites.
Mais regardez cela de plus près, dans l’instant même où cela se produit. Au lieu de vous laisser emporter par l’idée que tout échec confirmerait vos doutes, revenez à ce que vous avez déjà traversé. Souvenez-vous de ces moments où une petite modification – comme ajuster votre routine du soir – a apporté un calme inattendu, sans drame. Ce n’est pas une prouesse héroïque, juste un ajustement qui a fonctionné, et qui prouve que vous avez en vous une capacité à naviguer ces eaux. En vous attardant sur cet exemple concret, l’angoisse se dissout un peu ; elle laisse place à une reconnaissance simple de vos forces, ancrée dans ce que vous vivez vraiment, pas dans des peurs abstraites.
Dès lors, ce présent devient un appui tangible. Prenez ce petit pas vers le changement – appelez un collègue pour discuter d’une idée, ou rangez un coin de votre espace de travail. Chaque fois que vous le faites, notez intérieurement ce qui en résulte : peut-être une sensation de fluidité, ou simplement le fait que la journée avance sans heurt. Ces retours positifs s’accumulent, non pas comme une récompense spectaculaire, mais comme un filet de sécurité qui renforce votre assurance au fil des jours. Vous avancez ainsi, pas à pas, en construisant une confiance qui s’inscrit dans le temps, transformant ces frictions quotidiennes en alliées pour une vie plus alignée.


