Vous marchez dans une conversation animée, peut-être avec des collègues autour d’une pause café, et voilà que l’un d’eux lance une remarque qui vous titille. Au lieu de répondre franchement, vous retenez vos mots, pesant le pour et le contre en un instant : et si cela froissait l’autre ? Et si cela vous isolait ? Cette hésitation, elle est familière, comme un fil tendu qui vous retient de bouger librement.
Souvent, cette retenue naît d’une peur sournoise, celle de ne pas être accepté tel que vous êtes. Vous imaginez les regards en coin, les silences gênés, et cela vous pousse à ajuster vos paroles pour coller à ce que l’autre pourrait attendre. Mais en y regardant de plus près, dans ce moment précis où les mots se forment sur vos lèvres, vous pouvez sentir le poids de cette anticipation. Elle n’est pas seulement dans l’avenir imaginaire, elle se niche déjà dans votre poitrine, resserrant un peu l’air.
Et si, au lieu de laisser cette peur dicter le rythme, vous portiez attention à ce qui se passe vraiment là, maintenant ? Prenez une respiration discrète, observez la sensation de vos pieds ancrés au sol, le bruit des voix autour. Puis, reformulez intérieurement ce que vous ressentez : non pas comme une menace de rejet, mais comme une opportunité de clarifier votre propre position. Dites ce qui vous traverse, simplement, sans forcer. Peut-être que la réponse de l’autre surprendra – un hochement de tête approbateur, ou même un rire partagé. Ce petit pas, quand il réussit, laisse une trace : un regain d’énergie, un sentiment de solidité qui s’installe doucement.
Au fil des jours, ces instants s’additionnent. Vous apprenez à reconnaître que l’auensuiteticité n’est pas un risque isolé, mais un fil conducteur qui renforce votre assurance. Chaque fois que vous choisissez d’être fidèle à votre voix, sans anticiper le pire, vous construisez une base plus ferme. Ce n’est pas une transformation radicale, juste une façon plus juste d’avancer, un pas après l’autre, en accord avec qui vous êtes.




