Vous marchez dans le couloir de votre bureau, un dossier sous le bras, et cette présentation qui approche vous serre un peu la poitrine. C’est ce moment où l’idée que tout cela dépasse vos forces s’installe, comme une ombre familière qui rend le chemin plus lourd. Vous avez déjà connu cela, ces instants où une ambition semble trop grande, où le doute murmure que certains objectifs ne sont pas pour vous.
Pourtant, regardez ce que vous tenez entre vos mains : un dossier que vous avez commencé à préparer il y a quelques jours, avec des notes prises au vol, des idées qui ont émergé pendant une pause café. Ce n’est pas encore parfait, mais c’est déjà une étape. Au lieu de vous laisser envahir par l’image globale de l’échec possible, revenez à ces petites avancées. Elles rappellent que ce qui paraissait insurmontable la veille s’est un peu déplacé aujourd’hui, parce que vous avez agi, même modestement. Cette reconnaissance des pas discrets que vous avez faits change la perspective : le doute n’est plus une barrière fixe, mais une pensée qu’on peut ajuster en s’appuyant sur ce qui est déjà là.
Imaginez maintenant tester cela plus loin. Prenez une partie de cette présentation, la plus simple, et présentez-la à un collègue de confiance, juste pour un retour rapide. Ce petit échange, loin d’être une épreuve, peut révéler une force que vous n’aviez pas mesurée à sa juste valeur. Et quand le retour est positif – une idée affinée, un encouragement –, cela renforce l’élan, sans forcer. C’est comme si chaque fois que vous osez ce geste concret, une confiance nouvelle s’ancre un peu plus, non pas en un bond spectaculaire, mais en une habitude qui se tisse au fil des jours.
Ce n’est pas une transformation radicale, mais une façon de progresser qui s’inscrit dans le quotidien. Le présent, avec ses gestes ordinaires, devient alors ce socle qui soutient les aspirations plus larges, en les rendant accessibles, une à une. Vous avancez ainsi, avec une assurance qui grandit de l’intérieur.




