Cette agitation qui nous tue

Même si cela nous tue lentement mais sûrement, être occupé, toujours devoir en faire plus est devenu une véritable épidémie à la mode. Essayez de trouver un créneau pour aller diner entre amis, vous verrez que des semaines passeront avant de trouver une date qui fonctionne pour tout le monde.

Sur quoi sommes-nous si occupés pour que cela nous éloigne de toute connexion humaine. Sans m’en rendre compte, ce que je qualifie “d’agitation” à pris une grande place dans ma vie. Puis, un matin, alors que je devais attendre mon tour dans une file d’attente, j’ai compris que je n’avais rien à faire. Cela n’était pas arrivé depuis des semaines, voire des mois. En quelques minutes, j’ai eu peur de m’ennuyer. Il fallait que je touche mon téléphone dans ce moment de panique avant que je ne réalise que j’étais accro à l’occupation.

C’est plutôt ironique. J’essaye autant que possible d’utiliser le progrès technologique pour simplifier ma vie, pour essayer de réduire ce rythme effréné que nous pousse souvent à avoir. Mon “téléphone intelligent” peut me dire ce que je dois faire et avec qui en quelques secondes. Avec lui, je suis beaucoup plus productif que je ne l’étais il y a quelques années… Je devrais donc avoir beaucoup de temps pour profiter de ma famille et mes amis, non ?

Et pourtant…

L’accessibilité des nouvelles technologies, la 4g et les nombreuses autres commodités modernes qui prétendent rendre la vie plus rapide et plus facile ont seulement réussies à rendre nos attentes plus élevées et nos vies plus occupées.

Nous sommes maintenant en mesure d’absorber plus dans nos vies et faire pression sur nous-mêmes pour tout faire. Mais à quel prix ? Le lien humain ? Notre santé ?

Les progrès technologiques ont contribué à nous conduire dans cette voie, mais nous ne pouvons pas les blâmer pour autant. Quand je compare ma vie à celle qu’avaient mes parents au même âge. Leur vie sociale tournait autour de certaines amitiés, le téléphone filaire, et la table du dîner. Leur monde était sans nul doute plus petit.

Si ma mère (ou mon père) voulait se connecter avec quelqu’un, elle devait les appeler ou frapper à une porte. Elle devait prendre le temps de faire une conversation réelle. Alors oui, ses connexions étaient peu nombreuses – elle n’avait pas les 500 amis que nous avons sur Facebook, mais elles étaient réelles, cohérentes et régulières.

Mais nous voulons tellement plus que cela. Nous voulons une carrière, des enfants, une maison, une vie sociale, des vacances, des vêtements… je pourrais continuer cette liste encore et encore…

Le problème est que la société et la technologie nous ont rendu plus facile pour nous d’avoir plus. Et plus nous avons, plus nous voulons. Nous ne sommes pas occupés parce que nous aimons le stress; nous sommes occupés parce que nous sommes tous en train d’essayer de garder le contact avec l’autre.

Et pourquoi faisons-nous cela ? Parce que nos besoins humains réels n’ont jamais changé – nous voulons appartenir à un groupe, être accepté, vu, écouté et aimé.

Vers une vie plus authentique

Comment vivre plus authentiquement ? Dans nos efforts pour rester en phase avec les gens autour de nous et sentir acceptés, sommes-nous en train de nous éloigner de ce que nous désirons vraiment ?

Cela commence par vivre hors de nos valeurs fondamentales. Est-ce que la pression que nous mettons sur nos enfants avec ces cinq activités par semaine viennent d’une valeur fondamentale que nous avons ? Quel sera son meilleur souvenir : le besoin de mieux jouer du piano que ce camarade de classe ou des rires en famille ?

Quand nos vies sont surchargées, nous devons commencer à poser des questions difficiles sur ce qui nous pousse à faire ce que nous faisons. Est-ce parce que les choses que nous faisons nous apportent le bonheur et la joie, ou les faisons-nous simplement parce que nous pouvons en faire plus ?

Il est temps de ralentir

Notre société nous pousse à faire la course de matin au soir, mais nos cœurs et nos cerveaux ne savent pas comment suivre. Nos besoins ne sont pas différents aujourd’hui qu’ils ne l’étaient il y a un siècle.

Il y a tellement de possibilités autour de nous – c’est comme si on nous offrait tout un gâteau au lieu d’une tranche. Mais nous ne savons pas comment faire pour manger tout le gâteau sans avoir mal au ventre. Nous devons donc apprendre à accepter de ne manger qu’une tranche à la fois.

Cette tranche peut ressembler à la poursuite d’un rêve, la connexion avec la famille, ou les deux. Mais cette tranche ne peut pas être tout le gâteau.

L’occasion de faire plus est une chose merveilleuse, mais si nous sommes trop “occupé” à nous précipiter d’une chose à l’autre pour ne plus être capable de ralentir et profiter du moment, tout perd de sa valeur. En cela, je pense que je dois suivre mes propres conseils.


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