Mon premier carnet était une tablette Big Five, offerte [à l’âge de 5 ans] par ma mère avec les suggestions sensées que j’arrête de pleurnicher et que j’apprenne à m’amuser en écrivant mes pensées.
Joan Didion
La mère de Joan Didion n’était pas une idiote. Son attitude « pas de pleurnicheries » a jeté les bases d’une très grande écrivaine américaine. Joan Didion est un autre exemple de l’utilisation d’un carnet de notes comme outil de réussite.
Un carnet est, en apparence, un objet simple et sans prétention, voire ennuyeux. Mais mettez-le entre les mains d’un être humain, et il offre des possibilités illimitées. Il peut contenir le prochain grand roman, les plans d’une invention incroyable ou un croquis qui deviendra plus tard une sculpture magnifique.
Votre mission aujourd’hui est « d’arrêter de pleurnicher » et de prendre votre cahier. Emmenez-le dehors, dans un coin tranquille de votre maison ou dans un café, là où vous vous sentez bien.
Passez environ trente minutes à vous amuser.
Écrivez tout ce qui vous vient à l’esprit, faites des dessins, griffonnez dans les marges, retournez-le si vous voulez ou écrivez en cercle au lieu de suivre les lignes. Enfreignez toutes les règles qui, selon vous, existent pour écrire dans un cahier. Vous n’êtes pas obligé de commencer à la première page. Faites tout ce que vous voulez. Aujourd’hui est un jour de jeu.
Essayez des crayons de couleur, des feutres ou l’aquarelle. Quel autre objet pourriez-vous utiliser comme moyen d’écriture ? Ce travail n’est pas une thèse universitaire. Votre diplôme n’en dépend pas. Qui se soucie du genre de bêtises que vous créez après tout ?
Le but est de vous amuser et de n’amuser personne d’autre. Alors amusez-vous un peu aujourd’hui !




